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ORL

Traitement par Radiothérapie des cancers ORL

Dans quelles circonstances ?

Vous avez été opéré :

La radiothérapie est adaptée aux constatations de l’examen au microscope de la pièce d’exérèse. Elle agit localement au niveau du lit opératoire pour éviter un risque de récidive. Elle débute lorsque la cicatrisation est terminée environ un mois après l’intervention. Elle dure de 5 à 7 semaines en fonction des constatations de l’examen au microscope.

Vous n’avez pas été opéré :

le traitement indiqué est une radiothérapie exclusive pouvant être précédée d’une chimiothérapie. Elle est dans ce cas souvent associée également à une chimiothérapie concomitante dont le but est de potentialiser l’action locale de la radiothérapie. La durée est alors de 7 semaines mais dans certains cas des traitements plus courts peuvent être indiqués.

Quelles sont les étapes préalables au traitement ?

Elles vous seront précisées lors de la première consultation dans le service avec le radiothérapeute et détaillées par le cadre manipulateur à cette occasion. A la vue de l’ensemble de votre dossier le médecin vous précisera la durée du traitement, le nombre de séances, l’association éventuelle à une chimiothérapie en même temps que le traitement par rayons et les effets indésirables prévisibles pendant le traitement.

Le médecin vous précisera si une réduction de la salive est prévisible après la radiothérapie. Un examen dentaire est alors indiqué. Si cela n’a pas déjà été fait le radiothérapeute vous adressera à un dentiste pour faire les soins préalables à l’irradiation et vous faire confectionner sur mesure un petit appareil dentaire pour appliquer du fluor sur les dents pour éviter que vos dents s’abîment si la salive est réduite après les rayons. Il est important de voir rapidement le dentiste, car si votre état dentaire imposait des extractions, elles devraient être faites sans délai, la radiothérapie ne doit débuter que lorsque les gencives sont cicatrisées en fonction du nombre de dents extraites, la cicatrisation demande entre 10 jours et 21 jours.

Avant la première séance plusieurs étapes sont nécessaires : ses dernières années les modalités techniques de la radiothérapie ont beaucoup évolué en particulier en ce qui concerne l’irradiation de la tête et du cou. Nous avons à notre disposition les moyens permettant de définir le Volume irradié très précisément, des contrôles rigoureux sont indispensables avant de débuter.

La première étape est la confection d’un masque moulant votre tête( et vos épaules). Il ne vous gênera pas pour respirer. Il est indispensable pour que, les mesures préalables au traitement et toutes les séances de traitement, soient faites dans la même position. Il vous sera donc mis à chaque séance de traitement. Les repères nécessaires pour le repositionnement à chaque séance seront marqués sur ce masque, vous n’aurez pas de trace et vous n’aurez pas de tatouage sur le visage.

Avec ce masque un scanner sera effectué dans le service. C’est sur ce scanner que seront définies les zones à irradier par le médecin. Afin de bien visualiser les structures vasculaires sur ce scanner habituellement une injection de produit de contraste est faite. On vous demandera d’une part de préciser si vous êtes allergique, une prémédication vous sera alors prescrite, et d’autre part avant l’injection le médecin vérifiera votre dosage de créatinine (prise de sang) pour voir s’il n’y a pas de contre-indication rénale à l’injection.
Dans certains cas le scanner ne suffit pas, la comparaison avec des images obtenues par d’autres examens est alors nécessaire ( fusion ) : IRM et ou TEP-SCANN.
En cas de chimiothérapie avant les rayons il y a un scanner avant la chimiothérapie et un second après, car en raison de la régression de la tumeur sous chimiothérapie le volume à irradier pourrait être sous estimé.

L’étape suivante est la mise en place des repères sur le masque. Ces repères ont pu être définis suite au travail technique fait par le médecin et le physicien sur les images du scanner.
C’est le centrage. Ce travail technique demande du temps et explique le délai entre le scanner et le centrage.

Votre rendez vous suivant correspond à la mise en place à l’appareil de traitement. Une image radiologique (numérique) est faite en se positionnant sur les repères définis lors du centrage. Les conditions sont celles d’une séance de traitement mais seul un contrôle est réalisé. De tels contrôles sont répétés une fois par semaine pendant le traitement.

Pendant le traitement
 

Article mis à jour le 07/05/08

Cancer ORL

Fréquence et facteurs de risque.

Les cancers ORL représentent 12% des cancers de l’homme et 2% des cancers de la femme .Comme pour les cancers du poumon la fréquence chez la femme est actuellement en cours d’augmentation.
Dans 9 cas sur 10, ces cancers sont liés à une exposition au tabac et à l’alcool. L’arrêt du tabac et de l’alcool diminue le risque de cancer ORL.
Ils atteignent : la bouche, les amygdales, le pharynx et le larynx.

Plus rares sont les cancers du nasopharynx ( en arrière du nez), ils sont à part, ne sont pas liés au tabac et à l’alcool mais à une exposition à un virus. Leurs manifestations et leur traitement sont différents.
Plus rares également les cancers des sinus de la face dont certains ont une origine professionnelle : exposition aux poussières de bois .

Qu’est ce qu un cancer ORL ?

Ceux sont des tumeurs qui se développent à partir de la muqueuse. Elles peuvent être précédées par une lésion précancéreuse : dysplasie.
Ce sont le plus souvent des carcinomes épidermoide. Ils ont une évolution essentiellement locale. Ils peuvent atteindre les ganglions du cou, c’est parfois la constatation d’un ganglion augmenté de volume qui fait découvrir le cancer. Ils donnent rarement des métastases à distance sauf pour le cavum .

Quels sont les symptômes des cancers ORL ?

Ils sont variables et peuvent faire évoquer une infection mais leur persistance malgré le traitement de l’infection doit conduire à consulter un ORL. Un cancer peut se manifester par une douleur, une difficulté pour avaler, une modification de la voix, une gène pour respirer, un saignement au niveau de la bouche, une augmentation de volume d’un ganglion cervical. une obstruction ou un saignement nasal, une otite traînante peuvent faire cancer du cavum.
Il est préférable de consulter au moindre signe suspect car les traitements adaptés aux petites tumeurs posent moins de problèmes que les traitements des tumeurs plus évoluées.

Comment fait-on le diagnostic ?

La tumeur est vue par l’ORL lors de l’examen clinique. L’examen endoscopique permet de préciser l’atteinte muqueuse et de faire une biopsie. C’est l’examen au microscope du fragment biopsié qui apporte le diagnostic de carcinome épidermoïde. Un scanner et ou une IRM visualisent l’extension de voisinage. Un bilan pulmonaire est nécessaire ( radiographie pulmonaire, scanner thoracique )à la recherche de localisations secondaires ou d’une lésion pulmonaire primitive, puisque les cancers pulmonaires sont comme les cancers ORL favorisés par le tabac. Une fibroscopie bronchique peut être demandée.

Traitement des cancers ORL
 

Article mis à jour le 07/05/08

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