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Traitement du cancer

Traitement du cancer du Rectum

Quels sont les objectifs du traitement ?

Dans la majorité des cas (80 à 90%) le diagnostic est réalisé à un stade localisé, c'est-à-dire qu’il n’y a pas de métastases. Les objectifs dans ce cas sont la guérison et le meilleur contrôle local de la maladie.
Il s’agit de tumeurs très hétérogènes dans leur présentation et dans leur prise en charge qui sont fonctions du niveau de rectum atteint et de l’extension locorégionale et à distance.
Le traitement comportant toujours une chirurgie au stade localisé peut associer une radiothérapie et ou une chimiothérapie. La décision définitive pour proposer le meilleur traitement pour chaque patient est réalisée lors de réunions pluridisciplinaires en présence d’oncologues chimiothérapeutes et radiothérapeutes, de chirurgiens, radiologues, anatomopathologistes.

Quelle est la place de la radiothérapie dans le traitement du cancer du rectum ?

La radiothérapie est associée à la chirurgie lorsque la tumeur à atteint ou franchit la paroi du rectum, présence de ganglions ou une tumeur du bas rectum qui est associée à un risque de rechute locale élevé en cas de chirurgie seule.

 

La radiothérapie réalisée avant la chirurgie (radiothérapie préopératoire) permet de réduire le volume de la tumeur pour aider la chirurgie, ce qui permet de réduire le risque de rechute locale.
Cette radiothérapie peut être délivrée selon deux modalités
  • De façon « concentrée », c'est-à-dire sur une semaine, la chirurgie étant réalisée 1 semaine après.
  • Sur une durée de 5 semaines et la chirurgie est réalisée 4 à 6 semaines après. Dans ce cas, une chimiothérapie dite concomitante permettant d’augmenter l’effet des rayons est associée à la radiothérapie.
La radiothérapie réalisée après la chirurgie lorsque celle-ci est de première intention (petite tumeur) mais les résultats anatomopathologiques de la pièce opératoire font suspecter un risque élevé de rechute locale.

Quelle est la place de la chimiothérapie ?

La chimiothérapie est un traitement médicamenteux dont le principe est de détruire les cellules tumorales.
Elle peut être utilisée pour réduire le risque d’apparition des métastases évalué sur les résultats de la pièce opératoire. Il s’agit alors d’une chimiothérapie dite « adjuvante » et sa durée est de 6 mois.
Elle est systématique (si l’état général le permet) en cas de maladie métastatique. En cas de bonne réponse, une chirurgie des métastases est possible, aussi bien sur le foie que le poumon.
De nouvelles thérapeutiques ciblant des molécules ayant un rôle dans la croissance de la tumeur sont en cours d’évaluation.

  Article mis à jour le 07/05/08

Traitement du cancer de l'Oesophage

En fonction du stade de la maladie, de l'âge, des antécédents 2 types de traitements peuvent être proposés : une chirurgie, une radiothérapie.

Ces 2 modalités sont le plus souvent associées à une chimiothérapie.

  • La chirurgie consiste en une exérèse de la tumeur oesophagienne ( oesophagectomie) en incluant avec des marges de sécurité pour obtenir une exérèse complète en incluant les tissus péritumoraux et les aires de drainage lymphatiques (lymphadénectomie).
    Différentes voies d'abord sont possibles (avec ou sans thoracotomie) et le remplacement de l'oesophage réséqué est généralement réalisé en utilisant de l'œsophage (plastie gastrique) ou du colon.
    Le traitement chirurgical n'est possible que chez les malades capables de supporter cette intervention (âge, état général, fonctions respiratoire, cardiaque et hépatique) et dont la tumeur ne comporte pas d'envahissement des structures adjacentes ni de métastases.
    Une radiochimiothérapie préopératoire est proposée dans certains cas.
  • La radiothérapie comporte différentes étapes (lien simulation).
    Lors du scanner on détermine la position du traitement : en décubitus dorsal, les bras au dessus de la tête ou le long du corps en fonction de la localisation de la tumeur.
    Lors de cette étape des marques à la peau sont faites pour un permettre un repositionnement rigoureux lors du traitement. Dans certains cas on réalisera également une contention avec un moule personnalisé (alpha-craddle).

Sur le scanner dosimétrique la tumeur est contourée ainsi que les organes à risque : la moelle, le cœur et les poumons en cas d'irradiation oesophagienne.
D'après ce scanner on détermine la balistique pour couvrir de façon optimale le volume tumoral avec des marges de sécurité, et pour épargner le plus possible les organes à risques.

On utilise entre 3 et 4 faisceaux de traitement habituellement, avec des photons de haute énergie. Lors des 1ères séances sur l'appareil de traitement, des radiographies (gammagraphies) ou des images portales (radiographies numériques) sont réalisées en position de traitement afin de contrôler le positionnement.

La dose délivrée varie entre 50 Gray en 25 séances et 66 Gray en 33 séances, en fonction de la localisation, de la taille, de l'histologie de la tumeur.
5 séances par semaine sont réalisées, la séance durant 10 minutes environ. En cas d'irradiation pré-opératoire la dose délivrée est habituellement de 46 Gray en 23 séances.

Dans la majorité des cas une chimiothérapie est réalisée de façon concomitante à la radiothérapie, associant 2 produits : le cisplatine et le 5 fluoro-uracile. La chimiothérapie est réalisée la 1ère semaine de radiothérapie et la 4ème semaine et chaque chimiothérapie dure 5 jours le plus souvent en hospitalisation.

Effets secondaires de la radiothérapie et chimiothérapie
 

Article mis à jour le 07/05/08

Traitement du cancer du Canal Anal

Quels sont les objectifs du traitement ?

Au moment du diagnostic, le cancer est localisé chez la grande majorité des malades (95%), c'est à dire qu'il n'y a pas de métastases.
Les objectifs du traitement dans ce cadre sont en premier lieu l'obtention de la guérison avec le meilleur contrôle possible de la maladie au niveau local et régional, mais également la conservation du sphincter anal en évitant la chirurgie (amputation ano-rectale qui conduit à la mise en place d'une stomie ou anus artificiel définitif ) : on parle de " traitement conservateur ".

Ces dernières années, se sont développés les traitements conservant le sphincter utilisant la radiothérapie et l'association d'une chimiothérapie concomitante pour les grosses tumeurs.

Pourquoi la radiothérapie est utilisée comme traitement du cancer du canal anal ?

Le cancer du canal anal est une tumeur assez sensible à la radiothérapie (et à l'association radiothérapie-chimiothérapie) .
L'ensemble des éléments de votre dossier est discuté par les différents médecins (radiothérapeute, hépato-gastro-entérologue, chirurgien) et ceux-ci décident du meilleur traitement à vous proposer : radiothérapie seule, radiothérapie et chimiothérapie concomitantes, radiothérapie en préopératoire, chirurgie d'emblée.

Pourquoi la chimiothérapie est associée ?

L'administration d'une chimiothérapie de façon concomitante à la radiothérapie est décidée par le médecin radiothérapeute sur des critères de taille de la tumeur, de présence de ganglions ..., pour augmenter l'efficacité de la radiothérapie.

Certaines conditions de santé peuvent constituer une contre-indication à l'administration de cette chimiothérapie : trop grande fatigue, atteinte cardiaque ...

Enfin, vous pouvez recevoir dans certain cas un ou plusieurs cycles de chimiothérapie seule avant le début de la radiothérapie (chimiothérapie néo-adjuvante).

Traitement par radiothérapie du cancer du Canal Anal
 

Article mis à jour le 07/05/08

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